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TRAITE DES BLANCS TRAITES DES NOIRS

Actions en justice

EXTRAIT DU CHAPITRE VII : « L’ART DE FAIRE AVORTER ET L’INDEPENDANCE ET LA DEMOCRATIE
DANS LES ANCIENNES COLONIES »
A QUI PROFITENT LES RICHESSES DE L’AFRIQUE

Nombre des maliens immigrés en Europe sont originaires de la région de Kayes où se déroule l’exploitation aurifère de Sadiola, financée par plusieurs banques publiques d’Europe et par la Banque Mondiale. Grace au travail remarquable de Camille Vitry ( 259) ainsi qu’au travail d’investigation commencé en 2003 par François-Xavier Verschave, développé et mené à bien par Gille Labarthe (260), nous savons pourquoi ces hommes ont quitté leur région si riche en or, pour venir tenter leur chance en Europe où personne ne veut d’eux. En effet, au Mali, à la mine d’or de Sadiola, comme partout ailleurs en Afrique, des criminels appelées technocrates parce qu’ils sont censés agir au-dessus des idéologies, appliquent le principe suivant lequel, c’est en limitant au maximum les frais d’exploitation que l’on dégage le maximum de profits. Dès lors, les normes de protection les plus élémentaires à l’égard des travailleurs, de la population aux alentours et de l’environnement y sont systématiquement ignorées.
Le minerai est traité au cyanure, à la chaux vive, à l’acide chlorhydrique et les boues de Sadiola sont rejetées dans un bassin dépourvu de tout revêtement ou, pour l’exploitation annexe de Yatela, dans un bassin revêtu d’un film plastique sans aucun
contrôle des eaux de surface ou souterraines. Il n’existe aucune protection de l’environnement contre les déchets de la mine. L’extraction du minerai génère des poussières très importantes en particules respirables, chargées d’arsenic, de plomb,
cadmium et antimoine, ce qui provoque des troubles respiratoires au sein des populations locales, en particulier chez les personnes âgées et les enfants. D’autre part elle pompe énormément d’eau pure pour rincer les minerais, et la restitue polluée. Les cas de pollution des marigots et des réserves en eau potable des villages avoisinants se sont multipliés. Le débordement de la digue de retenue des eaux polluées par rinçage ou traitement du minerai a des conséquences dramatiques sur la population des 46 villages qui forment la commune de sadiola. Le débordement de 1998 aurait été l’un des plus catastrophiques. Le bassin de boues
aurait aussi débordé à l’hivernage 2002. Parmi les conséquences les plus immédiates, de nombreuses fausses couches et décès d’enfants, dont douze en deux mois à Alamoutala. Les eaux souterraines ainsi que les eaux de ruissellement sont polluées et les populations sont en train de mourir tout doucement de maladies non diagnostiquées. Les hauts responsables de la SEMOS (Société d’Exploitation des mines d’or de Sadiola) n’ignorent pas que le cyanure, utilisé massivement pour
traiter le minerai, y est pour beaucoup. Mais il n’existe aucun tribunal international assez puissant pour contraindre les multinationales qui pillent les richesses naturelles des Africains, à respecter ne serait-ce que les normes de santé publique
couramment respectées ailleurs.

A ce désastre s’ajoute la perte des terres cultivables et des sites d’orpaillage. Car il faut savoir qu’à l’arrivée de la SEMOS, les gens vivaient de l’élevage de l’agriculture, de l’orpaillage. Mais la société a tout pris et de surcroit, des troupeaux de moutons
meurent, eux aussi étouffés. Dans l’intention de commencer à contrer les effets de la pollution engendrée par l’extraction de l’or, l’Association des ressortissants de la commune de Sadiola en France a demandé à la SEMOS des résultats des analyses d’eau. Le 20 mars 2003, avec tout le mépris réservé aux indigènes, elle répondait ceci : « les résultats des analyses d’eau sont très techniques par nature. Jusqu’ici, SEMOS a estimé que la communauté de Sadiola n’a pas la connaissance scientifique exigée pour comprendre correctement les analyses d’eau. Par conséquent, SEMOS n’a pas jugé utile de fournir les résultats aux communautés
locales ». Le 12 février 2008, au milieu de l’hiver, eut lieu une rafle des Africains à Paris. Un communiqué du syndicat des avocats de France a fait savoir que 114 personnes avaient été interpellées au foyer Terres au curé de travailleurs immigrés
dans le 13 ème arrondissements de Paris par 400 policiers. Le communiqué ajoutait ceci : 105 personnes ont été arrêtées pour séjour irrégulier. la plupart sont des maliens, 9 personnes ont été arrêtés pour aide au séjour irrégulier.

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